Caméras de surveillance : on en débat à Vivre Couzon

Dans l’édition du Progrès du 05 janvier, un article nous apprend que les 3 municipalités de Saint Germain, Chasselay et Couzon seraient prêtes à se réunir afin d’obtenir une remise financière sur la mise en place de caméras de vidéo protection sur le sol de leurs communes. D’après le maire de Couzon, Patrick Véron, les premières caméras pourraient être posées pour l’été 2015. L’un des sites prioritaires serait le parking Georges Lyvet.

Ces mesures n’ont encore pas été débattues en conseil municipal. Pas mal d’élus, dont ceux de l’opposition J’aime Couzon en particulier, ne sont au courant de rien pour l’instant. Une décision importante comme celle-ci,  en terme d’éthique et de budget, mérite sans aucun doute une concertation municipale beaucoup plus approfondie.

A la suite de cet article, Vivre Couzon, dans son site interne, a engagé avec ses adhérents un débat  sur le sujet. Trois questions sont revenues dans les discussions. Est-ce que ces caméras seront assez dissuasives? Est-ce nécessaire que les citoyens couzonnais soient suivis et enregistrés ? Est-ce que l’argent mis dans ces implantations de surveillance ne serait pas plus utiles ailleurs ?

Point par point, reprenons les avis partagés par nos adhérents.

Un déplacement de la délinquance?

Premier point : Si certains admettent que l’effet dissuasif permettrait moins de dégradations, d’autres pensent que les problèmes de vandalisme seraient simplement déplacés sur d’autres lieux de la commune.

Dans un rapport de 2011, la Cour des Comptes notait notamment que « la France n’a pas encore engagé un programme de recherche destiné à mesurer l’apport de la vidéosurveillance dans les politiques de sécurité publique ». Le même rapport, citant une évaluation réalisée par la ville de Lyon sur l’évolution de la délinquance de proximité entre 2005 et 2008, indique que « la différence d’évolution a été faible », la baisse étant de 23,5% dans les zones « vidéo surveillées » contre 21,9% dans les autres secteurs. De son côté, la mairie de Grenoble, les caméras n’ayant pas fait la preuve de leur efficacité, a décidé de démanteler son système de vidéo-surveillance et veut les revendre.

Dérive possible

Deuxième point : du point de vue éthique, il y a toujours ceux qui se disent qu’ils n’ont rien à se reprocher et que l’idée d’être filmés ne les dérangent pas. Il y a aussi ceux qui craignent une dérive possible à surveiller les faits et gestes des quidams moyens. Pour le moment, nous sommes dans un pays démocratique mais qu’arriverait-il, si un jour la France, était malheureusement gouvernée par quelques personnes avides de pouvoir et de dictature. Ils auront à leur disposition tout un arsenal technologique performant (Carte bancaire – Téléphone – Caméra de surveillance – D’autres moyens que nous ne connaissons pas) pour nous suivre à la trace. On est peut être dans un scénario de science fiction mais attention quand même.

Priorités budgétaires

Troisième point : Les infrastructures couzonnaises (Salle des Fêtes – Salle d’Animation rurale – Restaurant scolaire etc) sont fortement délabrées et vont engendrer de nombreux investissements. Une de nos adhérentes préférerait voir cet argent plutôt investi dans la gratuité pour les TAP.

Un référendum ?

Comme vous le voyez, parmi nos adhérents, les avis sont partagés pour ou contre les caméras de surveillance. L’un deux va même plus loin en rappelant que le principe de vidéo surveillance mérite une concertation voir un référendum municipal, c’est une question sur les libertés publiques.

Si, comme nos adhérents, vous avez envie de communiquer et donner votre avis sur ce sujet. Vivre Couzon vous en donne la possibilité par le biais des commentaires à cet article. Bien sûr, ceux-ci doivent être respectueux à l’égard des autres.

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A propos de l'auteur de cet article

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Michel, bien connu à Couzon, est membre fondateur de l'association Vivre Couzon dont il est également membre du conseil d'administration. Il est en outre l'un des piliers du comité de rédaction de VivreCouzon.org.