Conseil municipal de mars : souriez, vous allez être plus filmés

Le conseil municipal s’est réuni le premier mars dernier jusqu’à pas d’heure. C’est une tradition : quand une assemblée parle de finances, ça dure un peu.

Vidéosurveillance : sept caméras en plus

Le conseil municipal a examiné l’installation de 7 caméras de vidéosurveillance supplémentaires (il y en avait 6 auparavant) : 2 à la salle des fêtes, 2 à la SAR, 2 au stade de foot, une au parking de la rue Rochon.

Outre l’efficacité douteuse de ce genre de dispositif sur laquelle Vivre Couzon s’est déjà interrogé, les élus minoritaires ont posé deux questions. La première est : sur quelles études ou statistiques s’appuie ce nouveau dispositif ? « C’est moi qui ai accès aux chiffres », a affirmé Gérard Dardet, adjoint à la sécurité, sans en divulguer la teneur, et sans garder son calme non plus. Le maire, Patrick Véron, n’est guère plus précis : « Sur les zones surveillées, on a eu moins de délinquance, mais une hausse des cambriolages. »

Seconde question : qui a accès aux images ? Les enregistrements, stockés en mairie, ne sont consultables que sur commission rogatoire d’un magistrat. Cependant, trois personnes possèdent des identifiants permettant d’y accéder : le maire, son directeur des services et Gérard Dardet, adjoint à la sécurité, qui peuvent s’y connecter quand bon leur semble.

Ces nouvelles caméras sont liées eu dispositif de participation citoyenne et à la création annoncée, mais pas encore signée, d’un poste de policier municipal mutualisé avec la commune de Saint-Romain.

Compte administratif : un vote à l’aveugle

Le maire a présenté son compte administratif, faisant apparaître un excédent de 363 000 euros sur 1,6 M€ de dépenses exécutées. « Le document note qu’aucune augmentation des impôts n’a eu lieu, mais omet le report de 150 000 euros via la fiscalisation du Sigerly », le syndicat d’électrification de la Métropole, indique Benjamin Durand, qui regrette que « les documents n’aient pas été communiqués préalablement. On nous demande de délibérer sur des documents d’une centaine de pages que personne n’a lu. »

La suppression de la taxe d’habitation est estimée par l’adjoint aux finances Jean-François Tanguy à 450 000 €, soit 1/4 du budget, qui seront compensés par l’Etat dans les prochaines années. Reste à savoir pour combien de temps. 65 % de la population couzonnaise serait concernée par cette suppression.

Budget 2018 : une vision en attente

Le budget 2018 a donné lieu à bien peu d’échanges sur le fond. Les élus minoritaires ont voté contre. Le maire Patrick Véron les somme de justifier le vote. Réponse de Benjamin Durand : « On n’est pas contre tout, mais nous sommes contraints de voter en bloc. Sur le budget d’investissement, on ne voit aucune feuille de route, aucune vision globale sur la cohérence. Quel est le projet d’évolution de Couzon sur les 15-20 ans à venir ? On refait un petit bout à l’église, on refait le sol de la SAR, certains bureaux de la mairie. Alors que le nouveau PLU prévoit l’accueil de 400 personnes de plus, quels sont les projets ? On ouvre une nouvelle école ou on déménage la mairie ? On fait les choses au coup par coup. »

Karine Lucas rétorque en soulignant qu’il y a tout de même 700 000 euros d’investissement prévus au budget, et table sur une vingtaine d’enfants supplémentaires tout au plus pour la centaine de personnes à installer dans la future zone Paupière. Il faudra donc attirer des couples peu féconds.

Subventions : discuter avant de payer

Aujourd’hui, les critères d’attribution des subventions aux associations présentent un certain nombre de biais. D’une part, le critère principal est lié aux nombre d’enfants participant aux activités. Or, une association peut recevoir la même subvention pour un enfant qui participerait de manière très ponctuelle et pour un enfant qui revient chaque semaine toute l’année.

Ensuite, il existe des subventions « exceptionnelles » qui reviennent tous les ans. Enfin, certaines associations sont subventionnées pour un événement qui a précisément pour but de lever des fonds pour une cause. Alors que les fonds levés sont supérieurs à la subvention, celle-ci revient donc à un don à la cause en question plus qu’une subvention à une asso locale.

Désormais, les assos seront reçues par la commission pour motiver leurs demandes dans un esprit de dialogue.

Le retour des jeux inter-quartiers ?

Une commission extra-municipale sera créée pour la reprise des jeux inter-quartiers, pilotée par Yann Coric. Un événement sera organisé le 14 juillet avec projection d’un film rétrospective des 20 dernières années, avec 6000 € de budget. Objectif : motiver les Couzonnais pour une reprise des jeux en 2019.

Jardins familiaux : des carottes toxiques ?

Des jardins familiaux vont être créés près de la future caserne des pompiers, le long de la voie ferrée, à ne pas confondre avec les jardins partagés de Couzon Jardine. Christiane Michal s’interroge : situé le long de la voie ferrée, ce terrain était pollué. 50 centimètres de terre seront rajoutés, ce qui ne suffira pas forcément à convaincre les tenants de l’agriculture biologique de consommer des carottes sans s’intoxiquer.

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A propos de l'auteur de cet article

Nicolas Gauthy
est l'auteur de 60 articles sur VivreCouzon.org

Nicolas est l'un des membres fondateurs de Vivre Couzon dont il est actuellement Président. Il est également l'un des piliers du comité de rédaction de VivreCouzon.org