Conseil municipal : pourquoi glacer ainsi l’ambiance ?

Le conseil municipal du 16 juin s’est déroulé dans une parfaite harmonie, jusqu’à ce que le maire refroidisse l’ambiance, nous raconte Michel Muyard.

Chaque conseil municipal couzonnais nous apporte son petit lot de surprises et de discours bizarres et souvent malvenus. Le dernier conseil du mardi 16 juin n’a pas failli à la règle.

Le conseil se passait dans un parfait consensus. L’unanimité s’est fait sur des subventions versées à des associations puis sur toute une panoplie de décisions sur l’enfance dues en particulier à la municipalisation des services rendus jusqu’à maintenant par l’association Autour de l’école.

Les élus ont aussi voté sur les changements d’horaires de l’école et sur les différents tarifs de l’accueil périscolaire. Aucune remarque particulière des conseillers sur ces votes si ce n’est quelques questionnements légitimes des élus de l’opposition. A la fin de la séance, Monsieur le Maire s’est même félicité sur ces votes unanimes.

Le conseil municipal ronronnait, presque jusqu'à la fin.

Le conseil municipal ronronnait, presque jusqu’à la fin.

On peut même dire que l’opposition fut plutôt gentille en ne faisant pas d’objection concernant la non-présentation du procès verbal du dernier conseil. Rappelons l’article 21 du règlement Intérieur du conseil municipal voté le 20 mai 2014.

Les séances du conseil municipal donnent lieu à l’établissement d’un procès verbal des débats.
Le procès verbal est soumis pour adoption au conseil municipal au cours de la séance qui suit, dans les conditions prévus au présent règlement.
Il sert par ailleurs de compte-rendu de la séance reprenant une synthèse des délibérations et les décisions du conseil municipal
Il est affiché sur les panneaux municipaux et sur le site internet de la mairie.Il est transmis aux conseillers municipaux et à la presse et tenu à disposition du public

Donc tout le monde allait se quitter bons amis quand, dans le rapport du maire de fin de conseil, celui-ci se lance dans une diatribe lue suite à un courrier du conseiller Benjamin Durand sur la sécurité du restaurant scolaire provisoire.

En effet, lassé de ne jamais avoir accès aux documents qui répondraient à ses questions réitérées sur le respect des normes de sécurité du restaurant scolaire provisoire, Benjamin Durand a formulé sa demande par écrit au maire, avec copie au Préfet et au service départemental d’incendie et de secours.

D’un ton monocorde, sans un regard pour son conseiller municipal, et sans laisser de place pour le débat, M. Véron a lu d’affilée la question et sa propre réponse, affirmant que les normes étaient bien respectées et qu’il n’y avait pas de problème « puisque l’alarme ne s’est jamais déclenchée ».

glaglaEntre parenthèses, toujours pas de nouvelles des procédures engagées et surtout du délai de la mise en service de ce futur bâtiment. Nous n’allons pas parler du fond du problème, nous pensons que les élus de l’opposition se serviront du support de Vivre Couzon pour le faire. Nous parlerons simplement de la forme, c’est-à-dire de la façon péremptoire, je dirais même glaciale, de nous lire cette réaction écrite à l’avance.

Évidemment, Vivre Couzon n’a pas pu se procurer cette réaction épidermique. Outre les reproches faits à l’action de Benjamin Durand, j’ai entendu des termes comme « politique politicienne », « instrumentaliser les peurs », « propager des rumeurs ». Ce sont plutôt des termes employés dans le cadre de politique politicienne justement. Ne dites pas ce que je dis ! ! ! Ne faites pas ce que je fais ! ! !

Pour le moment, nous n’avons entendu passer aucune rumeur, et le site vivrecouzon.org s’est bien gardé de propager le moindre racontar sur un sujet aussi sensible.

Pour revenir de cet article, Pourquoi ? ? ?

Pourquoi envenimer les relations majorité-opposition avec un discours touffu empreint de condescendance par rapport à l’opposition. Le genre « vous êtes bien gentils mais vous êtes nuls, voire des imbéciles ». Toute cette histoire aurait pu rester tranquillement en sommeil et se débattre entre conseillers élus en des termes circonstanciés et courtois. Monsieur le maire en a décidé autrement.

On peut comprendre après ce genre de discours que certains n’aient plus trop envie de travailler dans cet environnement suspicieux. C’est pourtant le rôle d’un chef de rassembler et non pas de rejeter alors que tout prédisposait, ce soir la, au calme et à la sérénité.

Terminons avec cette réflexion ! A quoi sert un conseiller municipal si ce n’est à conseiller, à alerter, à chercher à comprendre voir à dénoncer. C’est le propre même d’un conseiller municipal. Alors, un peu moins de condescendance, un peu plus de transparence et de confiance et Couzon y trouvera sûrement son compte.

shadoks

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A propos de l'auteur de cet article

est l'auteur de 66 articles sur VivreCouzon.org

Michel, bien connu à Couzon, est membre fondateur de l'association Vivre Couzon dont il est également membre du conseil d'administration. Il est en outre l'un des piliers du comité de rédaction de VivreCouzon.org.