samedi 1 novembre 2014

Billet d'humeur -

La non-interview (à trous) de Patrick Véron


(Mise à jour 1er novembre 2014) Cet article a été modifié à la demande formelle de Monsieur Patrick Véron, Maire de Couzon-au-Mont-d’Or. Lire les détails des échanges et la copie du courrier recommandé reçu de celui-ci.

Nous nous y étions pris un mois à l’avance. Le rendez-vous était pris avec le maire de Couzon, Patrick Véron, depuis début septembre, pour un entretien le lundi 6 octobre. Nous devions lui présenter dans un premier temps la démarche de notre association. Puis un second temps devait être consacré à une interview sur les grand sujets municipaux du moment. Tout était prêt.

Mais quelques jours avant, coup de théâtre: nous recevions un courrier avec accusé de réception nous signifiant que la porte de M. le maire était dorénavant fermée. Nous avons bien sûr répondu à cette lettre. Et comme l’interview n’aurait pas lieu, nous avons laissé libre cours à notre imagination pour connaître les réponses de M. le maire.

veron-ancetre– Monsieur le maire, pourquoi avez-vous finalement refusé de nous recevoir pour une interview réelle?

– <TEXTE SUPPRIME A LA DEMANDE DE PATRICK VERON>

Je préfère vous pousser à me caricaturer plutôt que de prendre le risque que vous me surpreniez en retranscrivant fidèlement mes propos. Ainsi, je me montre fidèle à l’idée que vous vous faites probablement de moi, et vous, vous serez fidèles à l’idée que je me fais de vous.

– <TEXTE SUPPRIME A LA DEMANDE DE PATRICK VERON>

– Justement, il semblerait qu’un certain nombre d’associations de Couzon se soient montrées un peu agacées par votre projet de charte.

– C’est une charte d’engagements mutuels définis par moi. J’ai décidé de séparer les associations en deux camps :

– <TEXTE SUPPRIME A LA DEMANDE DE PATRICK VERON>

,  devront donc payer pour toutes les prestations de l’entreprise municipale.

Moi, j’aime quand les choses sont simples et bien délimitées, vous l’aurez compris!

– À propos de bien délimiter, le nouvel emplacement du marché deviendra-t-il ou non un parking?

– Bien sûr, et ce sera aussi le cas de l’aire de jeux à côté: à quoi sert cet espace quand les enfants sont à l’école? À rien. Les voitures pourront donc s’y garer chaque jour jusqu’à 16h30.

Et comme je suis un chef d’entreprise visionnaire, j’ai remarqué que le « drive » était l’avenir du commerce. Je proposerai donc au boucher, au boulanger, à la presse et à l’agence immobilière de se transformer en « drive ». Ainsi, on fera ses courses à Couzon sans jamais sortir de sa voiture!

chaise-vide– Bon… Et que pensez-vous de la mise en place des nouveaux rythmes scolaires? Satisfait?


– <TEXTE SUPPRIME A LA DEMANDE DE PATRICK VERON>

– À vos souhaits.


– <TEXTE SUPPRIME A LA DEMANDE DE PATRICK VERON>

 

– Et ce restaurant scolaire, où en est-il?

– Eh bien, la situation est la suivante : la hotte de la cuisine aboutit dans le bureau, et le toit peut servir de piste de moto-cross. On m’a expliqué qu’il s’agissait d’un concept architectural unique au monde, le portnaouaque. Pour le moment, ce concept consiste à laisser un bâtiment à moitié fini au milieu d’un établissement scolaire. On n’a pas le droit d’y toucher, c’est de l’art.

-Merci, monsieur le maire, de ne pas nous avoir accordé cette interview.

– Il n’y a vraiment pas de quoi.


Ces propos n’ont bien sûr jamais été tenus par M. le maire, et, si celui-ci venait à changer d’avis, notre proposition pour une interview sérieuse tient toujours.

(Mise à jour 1er novembre 2014 : Finalement, un courrier de M. Véron, tout en nous demandant de caviarder ce texte, nous fait une nouvelle proposition de rencontre. Nous acceptons bien sûr cette proposition ! )

A propos de l'auteur de cet article

Pierre est l'un des membres fondateurs de l'association Vivre Couzon dont il est membre du conseil d'administration. Il fait en outre partie du comité de rédaction de VivreCouzon.org.