La vogue à Couzon, une histoire de famille.

Bernadette Perrin qui tient le stand de tir

Bernadette Perrin – stand de tir

Mardi 16 septembre, les forains arrivent, l’heure est à l’installation. Comme toutes les années, un ballet de véhicules colorés vient prendre ses quartiers sur la place de liberté. Manège, stand de tirs, et autres attractions sont prêts à divertir grands et petits. Ce samedi après-midi résonnaient les premières notes de musique sur un manège enchanté où avion, chevaux, bus, moto, diligence étaient investis par les enfants.

Vivre Couzon est parti à la rencontre de Bernadette Perrin (stand de tirs)

Depuis combien de temps venez-vous faire la vogue à Couzon ?

Bernadette Perrin : J’ai 60 ans, donc depuis 60 ans. Ma famille participe à la vogue de Couzon depuis 5 générations. L’histoire de famille se continue, puisque mes trois nièces et moi-même tenons chacune un stand. Nous sommes toutes indépendantes, mais il existe une très forte solidarité, et beaucoup d’entraide.

Comment se passe la scolarité des enfants sur la durée de la vogue à Couzon ?

Bernadette Perrin : Il y a un seul petit garçon de dix ans concerné, et celui-ci est emmené par ses parents tous les jours à l’école de Fareins. Mes frères et moi, avons fait toute notre scolarité à Couzon pendant notre enfance à chaque passage de la vogue dans ce village, et pour tous ceux traversés, il en était ainsi, nous changions donc très souvent. Nous allions aussi dans les écoles de chaque pays traversés. Je pense que cela serait possible de scolariser les enfants à Couzon sur cette période, l’éducation des enfants est importante et les parents, en partenariat avec les enseignants, ont fait le choix de Fareins, pour un meilleur suivi du programme.

Est-ce que vous travaillez dans de bonnes conditions ?

Bernadette Perrin : Oui. Nous avons toujours eu de bonnes conditions de travail et toute la place pour nous installer, même si nous avons rencontré quelques difficultés pour manœuvrer avec des poteaux fixes. Ceux-ci devraient être modifiés pour permettre un meilleur accès.

Quels sont vos relations avec la mairie ? Avez-vous un interlocuteur en particulier ?

Bernadette Perrin : Nous avons toujours eu des relations cordiales dans le passé et jusqu’à présent. Nous n’avons pas d’interlocuteur en particulier. L’organisation de la vogue à Couzon se fait toujours très simplement et de la même manière depuis de longues années, nous envoyons en fin de saison, un courrier adressé au maire pour l’avertir de notre venue ( la dernière quinzaine de septembre ). Si nous avons une demande concernant des branchements électriques ou des problèmes d’accès par exemple, nous savons que nous pouvons nous adresser à Gérard Dardet.

L’arrêté municipal fixe les dates d’occupation du domaine public du 9 au 21 septembre. Vous êtes arrivés le 16 septembre, pourquoi ? Jusqu’à quand comptez-vous rester ?

Bernadette Perrin : Oui, nous sommes arrivés le 16 septembre comme prévu, et nous comptions rester et plier bagages le lundi 29 septembre. Sauf que nous allons devoir partir plus tôt, lors d’un entretien téléphonique avec Gérard Dardet le jour de notre arrivée, celui ci nous a demandé si nous étions au courant qu’il fallait partir en avance à cause de l’inauguration de la place qui se déroulera le dimanche 28 et pour un manque de place avec les forains du marché. Je pense que cela aurait pu se passer autrement, c’est dommage. Nous aurions pu travailler ensembles, la place nous permet d’être tous présents. Le marché aurait pu attirer des clients pour nous et inversement notre présence aurait pu attirer du monde pour le marché. Nous sommes totalement ouvert à des ajustements possibles dans le futur si besoin est, et une collaboration pour le bien de tous.
Dans ces circonstances, la vogue se terminera le mercredi 24 et nous ferons place libre, le lendemain jeudi 25.
Nous serons obligés de rentrer et ramener tous les véhicules et le matériel à Fareins au lieu de partir directement pour notre prochaine vogue.

Comment voyez-vous l’évolution de la vogue à Couzon ?

Bernadette Perrin : Tout d’abord à cause de la situation économique et de la vie de plus en plus dure, la vogue a perdu de son importance, dans le passé elle était bien plus conséquente. Cela ne nous empêchera pas de revenir l’an prochain et de continuer à distraire tout le monde.

Avez vous quelque chose à rajouter ?

Bernadette Perrin : J’aimerais dire que dans le passé, on a essayé de nous installer sur le parking du stade de foot, l’expérience a été très peu concluante. L’emplacement de la vogue est en plein cœur de Couzon comme actuellement, et nous espérons toujours rester à cet endroit, mais j’ai peur qu’avec le nouvel aménagement de la place, gros pots de fleurs, poteaux, bancs, marché du dimanche avec plus de forains, on soit relégué loin aux extrémités du village. Je ne l’envisage même pas. Je voudrais aussi dire à nouveau qu’il y a de la place pour tout le monde pendant cette quinzaine. Je précise que je n’ai pas cette appréhension de notre déplacement, juste pour Couzon, mais pour toutes les villes traversées. Les aménagements d’espace public se ressemblent de partout.

La vogue à Couzon est importante et il faut la préserver. Depuis longtemps, elle est un rendez-vous attendu par les enfants et les plus grands aussi. Toutes les générations de Couzonnais peuvent en témoigner.

Faisons ensembles que la saga de la famille Perrin à Couzon continue pour le plaisir de tous !

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Les jeux de pinces

 

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A propos de l'auteur de cet article

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est l'auteur de 16 articles sur VivreCouzon.org

Véronique est l'un des membres fondateurs de l'association Vivre Couzon. Elle est également élue au conseil municipal de Couzon, issue de la liste J'Aime Couzon. Elle est en outre membre du Comité de Rédaction de VivreCouzon.org.