Le château de la Guerrière : une visite guidée

Couzonnaises, Couzonnais, vous vous apprêtez peut-être, sans trop le savoir à acquérir le château de la Guerrière. Il serait quand même intéressant avant d’acheter ce château de connaître son histoire et ce que renferme ce château méconnu !

Improvisons-nous donc agent immobilier pour vous faire le tour du propriétaire.

Un peu d’histoire, avant de partir en visite…

L’origine de ce domaine date du XVIe siècle.

Le château de la Guerrière, a été nommé ainsi, par La famille Constant au XVllle siècle

Voulant certainement trouver un nom qui impressionne, ils se sont probablement inspirés d’un ancien propriétaire terrien au lieu-dit « la Collonge » qui correspond à l’est de ce domaine, le bien nommé Guerrier…

En 1719, à la suite du mariage de Reine Dusoleil et de Jean-Baptiste Constant, ce domaine a amorcé une véritable transformation, en commençant par des travaux intérieurs.

Le fils de ces derniers, Pierre Constant, a entrepris d’énormes travaux extérieurs au milieu du XVIIle siècle.

Lorsque le château s’érigea dans toute sa splendeur avec ses tourelles, créneaux et girouettes, apanage des seigneurs, les comtes de Lyon s’insurgent contre le prétendu seigneur, maître des lieux.

Pierre Constant a vendu la propriété en 1774 à un ancien échevin de Lyon et négociant en épices, François Valesque. Mais en 1793, lors de la révolte de Lyon contre la convention, il perdit ses deux fils. Poursuivi par le comité révolutionnaire, il s’exile en Suisse grâce à l’aide des Couzonnais. Depuis, le château s’est transmis par les femmes, jusqu’au dernier propriétaire : la famille Sarton du Jonchay.

Aller, commençons maintenant notre visite par les extérieurs !

Nous entrons dans ce domaine par cette magnifique allée cavalière bordée d’ifs taillés de ce vaste jardin clos de murs. Au bout de cette allée principale, nous traversons un pont qui enjambe le chemin de La Chapelle du Château.

Arrivé devant cette fastueuse demeure à l’italienne, on découvre des jardins en terrasses avec des tours de soutènement et des escaliers qui relient les jardins.

En contrebas, on remarque un plan d’eau rectangulaire alimenté par une galerie de captage en forme de grotte dans le mur du soutènement.

Ce château à l’extérieur n’a subi aucune transformation depuis le XVIIIe siècle.

Levons les yeux et découvrons la magnifique homogénéité que dégage cet édifice.

Ce château est formé de deux corps de logis en angle droit montés sur deux étages. Chaque côté de ses logis se termine par deux hautes tourelles carrées, coiffées d’une toiture à quatre pans.


Au bout du corps principal côté Est se trouve, une chapelle. Elle dispose d’une tourelle ronde surmontée d’une haute flèche en tuiles vernissées que l’on voit du côté du chemin des vignes. Une vierge à l’enfant occupe une niche extérieure dans l’angle de cette chapelle. Ce château comporte au total quatre tourelles.

Sur le logis annexe se trouve un très beau fronton orné d’un cadran d’horloge et d’une cloche.

Rentrons donc maintenant à l’intérieur pour découvrir de magnifiques décors…

Ce château dispose de 2000 m² de surface au sol.

On y trouve des pièces avec des décors vraiment remarquables. Commençons par :

– Le salon d’apparat, réaménagé par Reine Dusoleil, immortalise les préparatifs de son mariage avec Jean-Baptiste Constant.

Par trois fresques en trompe-l’œil de style italien peut-être dû à Jean Nicolas Servandoni, dont peu d’œuvres ont été conservées.

Une fresque nous montre une scène intimiste et un peu surréaliste, celui du couple qui chemine précédé solennellement par le notaire porteur du contrat de mariage.Sur une autre fresque l’on peut voir Jean-Baptiste Constant qui montre du doigt le village de Couzon tout en discutant avec le prêtre qui doit célébrer son mariage.

– La salle à manger dispose d’une cheminée avec trumeau en applique, et des placards encadrant une fontaine lavabo en marbre bleu turquin, reposant sur une console de marbre blanc. Au dessus, un médaillon en stuc présente les armes de Pierre Constant et de son épouse Marie de Béhague.

– Un grand salon possède quatre peintures murales à la détrempe représentant des paysages et des architectures.

– Un petit salon et la chambre du chanoine sont décorés de boiseries du XVIIIe siècle.

– Dans la bibliothèque, se trouvent de très belles boiseries provenant de la Charité à Lyon et installées en 1930.

– La chapelle est ornée de gypseries que l’on appelle plus communément un staff. Son autel est en marbre et bois doré du milieu du XVIIIe siècle.

Terminons par les dépendances, qui présente aussi un intérêt architectural et historique.

Au pied du château, entre le chemin de La Chapelle du Château et la rue Rochon, se trouve plusieurs bâtiments d’exploitation, qui date du XVIe siècle et du XVIIe siècle. l’ancienne habitation des fermiers, est ornée de fenêtres à meneaux.

Des anciennes écuries qui disposent d’un boxe, ont conservées leurs cloisons au soubassement de bois et de ses ferronneries.

Ce château renferme aussi un magnifique cuvage équipé de son pressoir, ainsi qu’une orangerie.

Voilà, nous venons de terminer cette belle visite !

Notons aussi et ce n’est pas la moindre des choses que les Monuments Historiques par un arrêté du 4 mai 1998 ont classé, l’ensemble du domaine.

Ce château peut offrir de très belles perspectives d’avenir dans bien des domaines pour Couzon. Une nouvelle page d’histoire pour le château et notre commune reste donc à écrire…

Mais attendons de voir si vous serez les heureux propriétaires de ce château !!!

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A propos de l'auteur de cet article

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