mercredi 25 février 2015

Billet d'humeur -

Le Come Back de Marie-Pierre Schmitt


La démission de Marie-France Vernier a entrainé un joli tour de passe-passe administratif et épistolaire pour propulser de nouveau sur le devant de la scène municipale, une ancienne adjointe de l’ère Sangalli : Madame Marie-Pierre Schmitt.

Marie-Pierre Schmitt

La démission de Marie-France Vernier obligeait donc le conseil municipal à accueillir un nouvel élu issu de la liste Trajectoire 2020. 22ème sur cette liste, Marie-Pierre Schmitt n’a dû son élection qu’au retrait des trois personnes placées devant elle. Ceux-ci ont, par lettres, confirmé qu’ils ne désiraient pas rentrer au Conseil Municipal laissant la place vacante à la nouvelle-ancienne conseillère.

Pourquoi un an après l’élection, ces trois personnes ont refusé la place ? Un an plus tôt, ils se battaient pour être élus et d’un seul coup, par je ne sais quelle volonté, ils en viennent à se désister. Espérons pour le coup qu’ils réfléchiront dans les années à venir à ne plus accepter des tâches et des fonctions qu’ils ne sont pas prêts à assumer.

Maintenant, on peut aussi penser, que ces lettres de démissions collectives ont été instrumentées pour laisser la place libre à Marie-Pierre Schmitt et son retour aux affaires communales. On ne discute pas le choix de la personne mais la façon de nous faire avaler la couleuvre. Pourquoi ne pas dire que Mme Marie-Pierre Schmitt était la seule personne pouvant intégrer la difficile commission de l’Enfance du fait de son passé communal.

On peut aussi regretter la démission de Marie-France Vernier seulement un an après son élection. Elle nous dit que son statut professionnel a changé, qu’elle n’arrivait plus à concilier sa vie familiale et la trépidante occupation d’adjointe. Elle aurait pu aussi avoir ces interrogations un an plus tôt avant de s’engager sur une liste électorale. Ceci est d’autant plus dommageable qu’elle était une adjointe qui a fait preuve d’efficacité dans son année d’exercice.

Jean-François Tanguy

Mais un autre tour de passe-passe eut lieu lors de ce conseil municipal : Monsieur Jean-François Tanguy, jusqu’alors conseiller municipal délégué, a été nommé adjoint délégué aux finances, au développement économique et à l’emploi. Exit donc le poste d’adjointe à l’enfance laissant la place à une commission gérée par une conseillère déléguée, Marie Pierre Schmitt, sous l’autorité de du maire et avec, comme auparavant la présence de la première adjointe. On a beau insister sur le fait que l’enfance est une priorité de cette municipalité, il n’empêche qu’on se retrouve sans adjoint à cette fonction. En guise de symbole, tout ceci n’est pas très cohérent.

Autre bizarrerie de ce jeu de chaises musicales, un poste de conseiller délégué a été créé pour la vie locale et le lien social. Ce sera Madame Valérie Henry. On avait déjà un adjoint aux affaires sociales ! Quel va être le rôle de ce poste bien nébuleux ? En tout cas, personne n’en a parlé lors de ce conseil municipal ni même évoqué cette problématique.

Vivre Couzon reviendra prochainement sur les autres points de ce conseil municipal.

A propos de l'auteur de cet article

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Michel, bien connu à Couzon, est membre fondateur de l'association Vivre Couzon dont il est également membre du conseil d'administration. Il est en outre l'un des piliers du comité de rédaction de VivreCouzon.org.