Le fléau de l’ambroisie

Fléau, le terme n’est sans doute pas trop fort pour parler de cette plante, tant elle pose un réel problème de santé publique. Il est donc nécessaire que chacun contribue à limiter sa prolifération.

Cela fait maintenant presque deux décennies qu’à la fin du printemps, au début de l’été, les autorités publiques rhonalpines lancent l’alerte.

C’est l’un des « marronniers »( 1) de la saison.

Pour autant c’est un problème réel, pris très au sérieux.

Si le site de la commune rappelle sans détour que le non-arrachage de l’ambroisie sur son terrain est passible d’une amende de 450 euros, préférons rappeler ce qu’est l’ambroisie, quels sont les risques sanitaires et quels sont les moyens de lutte.

Ambroisie à feuilles d'armoise (Ambrosia artemisiifolia) - Photo Père Igor

Identifier, signaler, arracher

A tel point que l’Agence Régionale de Santé et la Région Rhône-Alpes  ont créé un site ainsi qu’une application mobile dédiés au signalement de la présence d’ambroisie pour permettre leur arrachage avant leur pollinisation.

Il n’est pas inutile de rappeler l’adresse de ce site http://www.signalement-ambroisie.fr/

Quant à l’application elle existe pour les appareils Androïd et IOS. Elle est donc téléchargeable gratuitement sur les plateformes de ces deux systèmes : sur Google Play cliquez ici et sur App Store, cliquez là.

Prenez donc une minute pour voir cette vidéo produite par Air Rhône-Alpes qui en dit plus long qu’un long texte.


Une invasion récente

Cette plante n’a rien avoir avec les sauvages de nos rues que nous vous avons invités à découvrir récemment.

Il s’agit réellement d’une mauvaise herbe.

Elle a été importée en France, et même en Europe au cours du XXe siècle. Si elle est présente autour d’un axe Bordeaux-Bucarest, elle s’étend progressivement et remonte vers le nord. Les premiers signalements en Ile-de-France ont été réalisés en 2014.

La région Rhône-Alpes est considérée comme la plus touchée, notamment l’Est de l’agglomération lyonnaise. On a parfois prétendu qu’elle était un « dommage collatéral » de l’Aéroport Saint-Exupéry. Les avions venant d’Amérique du Nord, terre d’origine de l’ambroisie, emportant et déposant au sol des pollens de la plante.

Quelle que soit son origine chez nous, on la rencontre de plus en plus, sur des chantiers, le bord des routes, et même dans des champs de tournesol.

ambroisie

Dans l’Est lyonnais, l’ambroisie est la première cause d’allergie au pollen

Selon les estimations,  6 % à 12 % de la population serait victime de son pollen. Lorsque les grains microscopiques et invisibles arrivent à l’entrée des fosses nasales, ils libèrent leurs allergènes qui peuvent traverser la muqueuse.

Dans la majorité des cas, les symptômes sont ceux d’une rhinite allergique classique : écoulement nasal, nez bouché, conjonctivite, trachéite, toux, parfois urticaire ou eczéma. Toutefois, chez les personnes les plus fragiles l’allergie à l’ambroisie peut provoquer l’apparition ou l’aggravation de crises d’asthme.

Un calendrier serré

C’est en ce moment, au printemps et au début de l’été, que l’ambroisie germe et peut se développer en formant des plantes jusqu’à un mètre de hauteur.

C’est ensuite, entre août et septembre, que la plante produit son redoutable pollen.

C’est donc en ce moment que l’on peut repérer l’ambroisie en cours de croissance, et c’est aussi maintenant qu’il faut l’arracher.

 Quelques liens utiles à cliquer :

Notes:

  1. En argot journalistique, un marronnier est un sujet récurent et pour lequel de nouvelles publications sont prévisibles. L’ambroisie est devenu un marronnier de début d’été en Rhône-Alpes et particulièrement dans le Grand Lyon
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A propos de l'auteur de cet article

Pierre Deleuze
est l'auteur de 72 articles sur VivreCouzon.org

Pierre est l'un des membres fondateurs de l'association Vivre Couzon dont il est membre du conseil d'administration. Il fait en outre partie du comité de rédaction de VivreCouzon.org.