mardi 15 janvier 2019

Billet d'humeur -

Les Voeux du maire : Quel monde merveilleux !


Samedi 12 janvier 2019, comme d’autres Couzonnais, j’ai écouté notre maire pour son traditionnel discours des voeux.

En l’écoutant, en l’écoutant bien, sans distraction, au fur et à mesure une petite musique montait. Vous connaissez cette chanson « What a wonderful word », quel monde merveilleux.

J’écoutais Patrick Véron et cette douce musique venait en fond avec la voix de Louis Armstrong (je vous conseille de cliquer et d’écouter le chanson en lisant la suite)..

Monsieur le Maire,

Cher Patrick,

D’abord un grand merci pour ce moment d’intense émotion, quel monde merveilleux !

Bien sûr, actualité oblige, tu as débuté ton propos par l’actualité nationale et le « Grand Débat National » qui démarre. Couzon y prendra toute sa place et tu nous invites à participer à la première réunion publique le 16 janvier à… St-Germain. Bon pour Couzon, c’est raté, il faudra attendre le 2 février.

Puis tu as sans transition enchaîné sur les prochaines élections européennes, nous disant à tous d’aller voter. Là, je dois dire que tu m’as un peu déçu. Je m’attendais, comme beaucoup dans la salle des fêtes, à ce que tu nous dises pour qui tu nous conseillais de voter.

Au fond je te comprends, c’est un peu tôt pour que tu puisses te prononcer.

Après avoir été candidat UDI aux sénatoriales, après avoir adressé à certains Couzonnais un appel à voter « Les Républicains » lors des régionales, après t’être mis en marche pour la présidentielle, carrément « La République en Marche » pour les législatives et alors que maintenant tu rejoins Gérard Collomb pour son grand retour au Grand Lyon ; oui je comprends que tu souhaites attendre un peu pour indiquer tes préférences.

Il y a une constance que tout le monde doit te reconnaitre, c’est une certaine largesse d’esprit.

Sache qu’il reste quelques partis pour lesquels tu n’as pas encore appelé à voter.

Quel monde merveilleux !

A propos de Gérard Collomb, tu es parti ensuite dans un grand chapitre sur le Grand Lyon. J’ai entendu « nous ne devons pas opposer l’intérêt de la Métropole du Grand Lyon à celui des communes (…) je suis persuadé qu’il est possible de travailler sur une gouvernance qui puisse répondre à cet enjeu de représentativité de tous les territoires« .

Là, je te l’avoue, je n’ai pas tout compris. Si toutes les communes ne seront pas représentées au Grand Lyon à partir de 2020, c’est bien en raison du projet porté par Gérard Collomb et devenu loi ? C’est bien ça ? Le même Gérard Collomb que tu as décidé de rejoindre.

Quel monde merveilleux !

Tu nous a ensuite parlé d’intercommunalité, d’actions menées avec les autres communes, tu en as cité certaines.

Au fait, les nombreux maires présents en 2018 et absents en 2019 lors de tes voeux, ils t’ont tous envoyé un mot d’excuse pour te dire qu’ils ne viendraient pas ?

Tu as cité les communes de Rochetaillée, de St Romain, d’Albigny, de Neuville et aucun des maires de ces communes n’était présent lors de tes vœux.

Quel monde merveilleux !

Ensuite viennent les projets de la commune. 1 page sur ton discours qui en compte 6. Je t’ai piqué une copie.

Là tu nous a beaucoup parlé au futur, de choses à venir. Personne ne peut te le reprocher, même pas moi. Un nouveau pont, cela ne se fait pas en un an. Si cela se fait en six ans, c’est que tu es très fort.

C’est vrai, même ma mauvaise fois ne me permet pas de critiquer cela.

Quel monde merveilleux !

Et puis tu as insisté à plusieurs reprises sur le travail d’équipe, celui de l’équipe municipale. C’est tout à ton honneur de penser à eux. Car oui, c’est eux aussi qui bossent tous les jours.

J’ai quand même noté que tu avais hésité à citer leurs noms. Je n’en ai pas entendu beaucoup.

Sans doute est-ce par prudence de ta part. Oui après 5 démissions diverses et variées au sein du conseil municipal depuis le début du mandat, tu as raison, il faut être prudent. On ne sait jamais qui sera encore là dans un an.

Quand on y pense, 5 démissions sur 23 élus. Que dis-je 23 ! Non c’est 17 personnes qui ont été élues sur la liste que tu emmenais. 5/23 quand même !

On ne compte pas les 5 élus de « ton opposition », eux ils tiennent bon et sont toujours là.

Quel monde merveilleux !

Au fait tu as remarqué que sur scène, avec toi, il n’y avait que 12 parmi 17. Tu en as perdu 5 en route. A ta place je ferais des recherches.

Bon en plus des 12, il y en avait quand même 2 de « ton opposition », venus pour la déco.

En fait pas tout à fait, car ces 2 là, Benjamin Durand et Christiane Michal, je les connais bien. Et je sais leur sens des responsabilités. Ils sont venus sur scène à tes côtés parce qu’ils sont conscients de l’importance du mandat que leur ont confié les Couzonnais.

Mon cher Patrick, Monsieur le Maire, ne boudons pas notre plaisir. Tu nous as permis de passer un moment agréable, bercé par une douce mélodie chantée par Louis Armstrong et surtout, surtout, les Couzonnais apprécient de se rencontrer, ce qu’ils ont fait samedi grâce à toi.

Je terminerais juste en te citant, lorsque, il y a quelques jours, tu terminais un de tes mails adressé en réponse à une question, par cette maxime bien connue « la critique est aisée et l’art est difficile ». 

Et tu concluait « je suis l’artiste ».

Alors salut l’artiste et à dans un an pour les derniers voeux de ton mandat.

Et nous irons te voir en coulisses, pour voir ce qu’il en est : procès, pétition, engagements non tenus…

Vous pouvez retrouver le texte intégral du discours de Patrick VERON en cliquant ici.

Sinon reprenez avec moi :

« The bright blessed day, the dark sacred night
And I think to myself what a wonderful world »

 

A propos de l'auteur de cet article

Pierre Deleuze

Pierre est l'un des membres fondateurs de l'association Vivre Couzon dont il est membre du conseil d'administration. Il fait en outre partie du comité de rédaction de VivreCouzon.org.