Nos associations sont en péril

Couzon s’enorgueillit à juste titre de son tissu associatif. La dernières Bourses au jouets et au ski sont là pour nous prouver la vitalité de nos associations. La Fête du Beaujolais du G.A.F, le Loto de la Gymnastique et la Foire à la Gastronomie des Chasseurs ainsi que le 8-décembre vont nous donner à penser que tout roule, que toutes nos associations vont se pérenniser sans difficultés, sans anicroches.

8dec2Mais qu’en est-il exactement ? Est-ce que l’existence de nos associations n’est pas remise en cause chaque année lors des assemblées générales ?  On sait très bien qu’une poignée de personnes seulement se débattent une année entière pour les faire vivre et exister. Je les connais pas mal pour y être adhérent, voire ami avec certaines d’entre elles, pour savoir et comprendre la lassitude de leurs membres. Pour la plupart, le problème n’est pas que financier. C’est aussi et surtout le manque de dirigeants qui les rendent fragiles, voir exsangues.

Contrairement à ce que l’on pourrait penser, si elles manquaient d’argent, on pourrait trouver des solutions par le biais des collectivités locales. Mais régler le problème humain et inciter les gens à donner de leur temps bénévolement n’est pas simple dans notre société individualiste. Comme je l’ai dit plus haut, l’assemblée générale annuelle est souvent un moment délicat où pendant une heure, l’association se met en danger. C’est le moment où on vide son sac, où des critiques pleuvent sur le bureau de l’association. Un président peut décider d’arrêter, d’autres le suivent et c’est l’escalade en chaîne. Il faut beaucoup de temps pour monter et faire prospérer une association, il en faut très très peu pour la faire dégringoler. La charge de travail devient trop astreignante pour des personnes, dans l’administratif, dans la gestion d’un groupe, ou simplement gérer les comptes.

Vous allez dire que je suis pessimiste, voir alarmiste, mais j’ai quelques années au compteur dans ce monde que j’aime beaucoup et que je pense indispensable, et les échos que je reçois venant de ceux qui sont à la barre de ces associations ne m’incitent pas à un optimisme béat. Ce n’est d’ailleurs pas un problème couzonnais. Seules risquent de survivre celles qui trouveront des moyens financiers suffisants pour engager des salariés.

Tournoi-CorbetA chaque réunion d’associations organisée par la Mairie (une bonne chose d’ailleurs), je suis sidéré et souvent déçu par le repli sur elles-mêmes des associations. Rarement, voire jamais, on s’interroge sur l’autre. Chacune est dans son coin pour essayer de grappiller des travaux ou un avantage financier. On boit un coup ensemble, quelquefois pas, et on rentre chez soi. Même le 8-décembre n’est plus un moment de partage et de convivialité entre nous.

Mon pessimisme est quand même atténué par un fait indéniable. Ceux qui sont les moteurs de nos associations, ceux qui les font vivre, sont obnubilés afin de transmettre leurs charges dans les meilleures conditions. La plupart ne veulent pas partir sans passer le témoin, ils cherchent par tous les moyens à trouver des successeurs.

J’espère, avec mon attachement pour Couzon, qu’on continuera à avoir des matchs de tennis de table dans la salle Joseph-Chatain, que le tournoi André-Corbet du foot se pérennise, que les enfants puissent continuer à étudier la musique à la maison Servan, que la foire à la Gastronomie devienne un événement incontournable du val de Saône, que les enfants puissent s’épanouir à la gym ou à la danse ainsi que dans les arts plastiques, que la brocante P.M.E.M. continue, que les Jeux Interquartiers retrouvent un second souffle.

Les associations coutent cher à une municipalité, c’est un fait ! ! ! Mais en termes de retombées et d’avantages pour la population, combien rapportent-elles ? Alors Messieurs et Mesdames, dirigeants d’associations, chapeau bas et respect. Tenez bon ! ! !

Mot Clefs de cet article : , ,

A propos de l'auteur de cet article

est l'auteur de 66 articles sur VivreCouzon.org

Michel, bien connu à Couzon, est membre fondateur de l'association Vivre Couzon dont il est également membre du conseil d'administration. Il est en outre l'un des piliers du comité de rédaction de VivreCouzon.org.