Le Club des 5, c'est ainsi que se sont baptisés les 5 élus au conseil municipal de Couzon issus de la liste "J'aime Couzon".

Alors l'expression reste.

Et, comme ils ne bénéficient pas d'un espace d'expression sur les supports municipaux, nous leur laissons leur juste place ici, sur VivreCouzon.org.

Cet article ainsi que tous ceux de cette rubrique sont donc la tribune libre mise à disposition des élus du "Club des 5" par Vivre Couzon.


Nouvelle Métropole, renouveau politique à Couzon au mont d’or ?


Les articles à lire sur VivreCouzon.org au sujet de la Métropole, notamment :

Retrouvez tous les articles de la rubrique Métropole de Lyon en cliquant ici

Benjamin Durand, conseiller municipal de Couzon-au-Mont-d’Or, tête de liste J’Aime Couzon, présente une analyse du changement apporté par la création de la Métropole de Lyon. Des changements qui se feront sentir notamment lors des prochains suffrages locaux.

Benjamin DurandLa création de la Métropole de Lyon prend effet au 1er janvier 2015. La Métropole de Lyon exercera alors sur son territoire toutes les compétences actuelles du Grand Lyon additionnées de toutes les compétences du département et de compétences complémentaires en provenance des communes (voire références ci-dessous).

1 : L’impact de la réforme de scrutin sur le paysage politique – prospective couzonnaise et métropolitaine pour 2020 :

En 2020, les conseillers de la Métropole (ex conseillers communautaires) ne seront plus élus au sein de chaque conseil municipal mais au suffrage direct ; surtout, la réforme rééquilibre la répartition des représentants à la Métropole proportionnellement au nombre d’habitants.

Jusqu’à aujourd’hui,  il y avait1 conseiller à Couzon, Neuville, St Romain, soit 1 pour 1000 à 7000 habitants dans le Val de Saône et  Mont d’or, alors qu’il y en avait 1 pour 15 000 habitants dans les plus grosses communes (…). Notre territoire, avec ses élus regroupés dans le groupe SYNERGIE, bénéficiaient donc d’une  sur-représentation politique nous permettant de peser dans les décisions du Grand Lyon.

En 2020, nous voterons pour 13 conseillers pour le canton Val de Saône (soit 25 communes des cantons de Neuville & Limonest)*, soit 1 conseiller pour 7 500 habitants environ ; tous les maires, toutes les communes ne seront pas représentées à la Métropole. En outre, le scrutin sera un scrutin de liste à la proportionnelle et paritaire (alternance homme / femme).

Une campagne, sur ce mode de scrutin où les citoyens voteront davantage sur un programme de Métropole et moins en fonction de la personnalité des candidats, où il faudra une cohérence de vision entre ces 25 communes, une campagne unique, passera nécessairement par les Partis politiques. La logistique de campagne, son coût et le besoin de fédérer les candidats, de les départager entre une quinzaine de maires qui étaient jusqu’alors conseillers au Grand Lyon, peut difficilement s’envisager sans la structure des Partis.

 2.     Conséquences et prospectives dans l’ex Grand Lyon

Depuis plus de 10 ans, les élus SYNERGIE, du Val de Saône et Mont d’or, ont une base électorale plutôt de droite (très ancrée dans les Monts d’or, 50% au 1er tour, 70% au second aux présidentielles, législatives, cantonales… ; moins fortement dans le Val de Saône avec les exceptions de Genay, St Germain jusqu’en 2014, Couzon, Neuville où le rapport droite / gauche est assez serré).

Ainsi, les 10 dernières années, plus de 10 maires sur 15 dans le canton de Neuville s’affichaient dans le comité de soutien de Philippe COCHET, député maire UMP de Caluire & cuire, incarnation de l’aile droite de son Parti (voire ses positions et propos sur le mariage pour tous, l’immigration etc..).

Dans le même temps, ces mêmes élus soutiennent un président socialiste à la tête du Grand Lyon depuis 2001 avec un retour sur investissement en conséquence.

L’intérêt de nos communes d’être du bon côté à la fois au Grand Lyon et auprès du député est évident.

En revanche, quid de la cohérence politique des élus ? Que pensent-ils vraiment ? Ont-il des idées politiques contradictoires ou honteuses ? Sont-ils seulement opportunistes ? N’ont-ils aucune conviction, ce qui ne serait pas plus rassurant ?

Surtout, que feront ces élus en 2020 ? Les places seront chères pour ceux qui voudront siéger rue du Lac et il est fort à parier que les Partis politiques, l’UMP notamment sur notre territoire, joueront les arbitres à travers les investitures.

On se souvient que l’ancien maire de Curis au mont d’or Xavier LEONARD s’était positionné assez tôt auprès de l’UMP en 2011 en vue des élections au Conseil général de 2015. Stratégie d’être le premier à franchir le pas pour être investi par le Parti ayant toutes les chances de gagner l’élection et de coiffer au poteau les autres maires divers droite du secteur. Hélas pour lui, la Métropole supprime cette élection et les curissois ne l’ont pas réélu en 2014…

L’alternative serait que SYNERGIE perdure jusqu’au scrutin de 2020 et que ses élus aient l’intelligence de se positionner sur un vrai projet de territoire, au-dessus de leurs ambitions et intérêts personnels, au-delà de leurs égos. Une telle hypothèse me laisse perplexe mais je serai le premier à les applaudir et à les soutenir s’il en était ainsi !

 3. Prospective appliquée à Couzon-au-Mont-d’Or

En avril 2014 a eu lieu l’élection de la présidence du Grand Lyon.  Durant la campagne, les 3 têtes de listes annonçaient que Couzon au mont d’or resterait dans le groupe SYNERGIE. Patrick VERON a tenu cet engagement et, comme les membres du groupe SYNERGIE, a participé au maintien d’un exécutif à dominante socialiste à la tête du Grand Lyon.

En septembre 2014 se sont déroulées des élections éminemment politiques : celles de nos sénateurs.

Notre Maire annonçait par mail, un mois avant, qu’il participerait à la liste de Michel MERCIER, président du Conseil général du Rhône pendant près de 30 ans, sénateur, ténor centriste, ministre de Nicolas SARKOZY. Il avait prêté son nom au comité de soutien de notre député UMP Philippe COCHET en 2012.

L’UDI a perdu un de ses 2 sièges au profit de l’UMP qui a largement progressé (4 sièges sur 7 contre 2 auparavant).

Doit-on considérer que nous avons désormais un Maire UDI ? Ou a minima, clairement centriste, ce qui est tout à fait respectable bien entendu. Dans ce cas, tout le conseil municipal ou sa majorité est-elle de centre droit ? La liste Trajectoire, tout comme celle présentée par Michel SANGALLI, avaient déjà fait le choix d’afficher une orientation politique « divers droite » quand celle de J’aime Couzon n’en avait pas déclaré auprès de la Préfecture, jugeant que l’engagement politique à Gauche de sa tête de liste ne devait pas jouer sur notre commune. Du reste, de nombreux colistiers ne partageaient pas ces idées politiques.

En 2015, y aura t-il un positionnement de notre maire pour les régionales ? Est-ce le début d’une carrière politique ? Et si l’UDI fait liste commune avec l’UMP comme souvent, cela marquera t-il à nouveau et plus clairement le positionnement politique des élus locaux qui participeraient à cette aventure ?

Nous le saurons certainement car 2020 se préparera dès après les présidentielles de 2017 et les maires qui souhaitent siéger à la Métropole devront se positionner dans un Parti. J’en fais le pari !

Et la démocratie dans tout ça ?

Ces éléments nous amènent encore à d’autres interrogations :

–      lorsqu’un conseil et son maire sont élus sur une ligne « apolitique », fut-elle « apolitique de droite » comme un ami aime à la qualifier s’agissant des édiles du secteur, un engagement partisan ne devrait-il pas faire l’objet d’une discussion au sein du conseil municipal ? Peut être que l’échange a eu lieu entre notre maire Patrick VERON et ses adjoints ou conseillers élus sur la liste Trajectoire.

–      Dans notre commune comme chez nos voisins du Val de Saône et Mont d’Or, les élus et les habitants sont nombreux à partager l’idée qu’il y aurait deux politiques : l’une, locale, de proximité, des petites communes avec leurs petits moyens,  petits élus aux petites indemnités… et le reste : les grandes villes, le département, la région, les députés, sénateurs, dont le mode de scrutin oblige à se présenter sous la bannière politique d’une écurie politique pour qui veut être élu. Une politique « politicienne » affiliée aux Partis et démocratie locale déconnectée de ces contingences.

Une telle représentation des choses permet de cultiver le mythe de l’élu de proximité serviable et au-dessus des compromis tout en surfant sur la croyance que la politique liée aux Partis est le fruit d’arrangements occultes, de démagogies idéologiques, bref, de toutes les formes de corruption.

Entretenir ce fantasme, ce clivage que la pratique fait mentir, puisque la position des maires      SYNERGIE est très politique, est un message contradictoire de plus dans la vie politique,             qui brouille les pistes (et non l’écoute) pour les Français et alimente certainement leur défiance, leur dégoût, leur indignation avec les conséquences dangereuses pour notre démocratie que l’on connait : l’abstention ou le vote extrême.

Pour ma part, je maintiens que la transparence et la constance des opinions politiques de qui veut être le premier magistrat d’une commune, quelle que soit sa taille, est indispensable.

C’est un gage plus solide pour les administrés, quand bien même ils ne partageraient pas les mêmes opinions, que de porter le discours hypocrite selon lequel il n’y aurait pas de politique dans les petites communes, alors que les faits démontrent l’inverse.

* Circonscription 2020 : 13 conseillers pour 25 communes :

Albigny-sur-Saône, Cailloux-sur-Fontaines, Champagne-au-Mont-d’Or, Collonges-au-Mont-d’Or, Couzon-au-Mont-d’Or, Curis-au-Mont-d’Or, Dardilly, Ecully, Fleurieu-sur-Saône, Fontaines-Saint-Martin, Fontaines-sur-Saône, Genay, Limonest, Lissieu, Montanay, Neuville-sur-Saône, Poleymieux-au-Mont-d’Or, Quincieux, Rochetaillée-sur-Saône, Saint-Cyr-au-Mont-d’Or, Saint-Didier-au-Mont-d’Or, Saint-Germain-au-Mont-d’Or, Saint-Romain-au-Mont-d’Or, Sathonay-Village, La Tour-de-Salvagny

A propos de l'auteur de cet article

Benjamin Durand

Benjamin est l'un des membres fondateurs de l'association Vivre Couzon. Il est en outre élu du conseil municipal de Couzon, issu de la liste J'Aime Couzon.

2 commentaires sur “Nouvelle Métropole, renouveau politique à Couzon au mont d’or ?

  1. Pingback: La Métropole, ça change quoi ? | Vivre Couzon.org
  2. Pingback: Métropole de Lyon : Couzon vaut bien une conférence | Vivre Couzon.org

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Benjamin Durand, conseiller municipal de Couzon-au-Mont-d’Or, tête de liste J’Aime Couzon, présente une analyse du changement apporté par la création de la Métropole de Lyon. Des changements qui se feront sentir notamment lors des prochains suffrages locaux.

Benjamin DurandLa création de la Métropole de Lyon prend effet au 1er janvier 2015. La Métropole de Lyon exercera alors sur son territoire toutes les compétences actuelles du Grand Lyon additionnées de toutes les compétences du département et de compétences complémentaires en provenance des communes (voire références ci-dessous).

1 : L’impact de la réforme de scrutin sur le paysage politique – prospective couzonnaise et métropolitaine pour 2020 :

En 2020, les conseillers de la Métropole (ex conseillers communautaires) ne seront plus élus au sein de chaque conseil municipal mais au suffrage direct ; surtout, la réforme rééquilibre la répartition des représentants à la Métropole proportionnellement au nombre d’habitants.

Jusqu’à aujourd’hui,  il y avait1 conseiller à Couzon, Neuville, St Romain, soit 1 pour 1000 à 7000 habitants dans le Val de Saône et  Mont d’or, alors qu’il y en avait 1 pour 15 000 habitants dans les plus grosses communes (…). Notre territoire, avec ses élus regroupés dans le groupe SYNERGIE, bénéficiaient donc d’une  sur-représentation politique nous permettant de peser dans les décisions du Grand Lyon.

En 2020, nous voterons pour 13 conseillers pour le canton Val de Saône (soit 25 communes des cantons de Neuville & Limonest)*, soit 1 conseiller pour 7 500 habitants environ ; tous les maires, toutes les communes ne seront pas représentées à la Métropole. En outre, le scrutin sera un scrutin de liste à la proportionnelle et paritaire (alternance homme / femme).

Une campagne, sur ce mode de scrutin où les citoyens voteront davantage sur un programme de Métropole et moins en fonction de la personnalité des candidats, où il faudra une cohérence de vision entre ces 25 communes, une campagne unique, passera nécessairement par les Partis politiques. La logistique de campagne, son coût et le besoin de fédérer les candidats, de les départager entre une quinzaine de maires qui étaient jusqu’alors conseillers au Grand Lyon, peut difficilement s’envisager sans la structure des Partis.

 2.     Conséquences et prospectives dans l’ex Grand Lyon

Depuis plus de 10 ans, les élus SYNERGIE, du Val de Saône et Mont d’or, ont une base électorale plutôt de droite (très ancrée dans les Monts d’or, 50% au 1er tour, 70% au second aux présidentielles, législatives, cantonales… ; moins fortement dans le Val de Saône avec les exceptions de Genay, St Germain jusqu’en 2014, Couzon, Neuville où le rapport droite / gauche est assez serré).

Ainsi, les 10 dernières années, plus de 10 maires sur 15 dans le canton de Neuville s’affichaient dans le comité de soutien de Philippe COCHET, député maire UMP de Caluire & cuire, incarnation de l’aile droite de son Parti (voire ses positions et propos sur le mariage pour tous, l’immigration etc..).

Dans le même temps, ces mêmes élus soutiennent un président socialiste à la tête du Grand Lyon depuis 2001 avec un retour sur investissement en conséquence.

L’intérêt de nos communes d’être du bon côté à la fois au Grand Lyon et auprès du député est évident.

En revanche, quid de la cohérence politique des élus ? Que pensent-ils vraiment ? Ont-il des idées politiques contradictoires ou honteuses ? Sont-ils seulement opportunistes ? N’ont-ils aucune conviction, ce qui ne serait pas plus rassurant ?

Surtout, que feront ces élus en 2020 ? Les places seront chères pour ceux qui voudront siéger rue du Lac et il est fort à parier que les Partis politiques, l’UMP notamment sur notre territoire, joueront les arbitres à travers les investitures.

On se souvient que l’ancien maire de Curis au mont d’or Xavier LEONARD s’était positionné assez tôt auprès de l’UMP en 2011 en vue des élections au Conseil général de 2015. Stratégie d’être le premier à franchir le pas pour être investi par le Parti ayant toutes les chances de gagner l’élection et de coiffer au poteau les autres maires divers droite du secteur. Hélas pour lui, la Métropole supprime cette élection et les curissois ne l’ont pas réélu en 2014…

L’alternative serait que SYNERGIE perdure jusqu’au scrutin de 2020 et que ses élus aient l’intelligence de se positionner sur un vrai projet de territoire, au-dessus de leurs ambitions et intérêts personnels, au-delà de leurs égos. Une telle hypothèse me laisse perplexe mais je serai le premier à les applaudir et à les soutenir s’il en était ainsi !

 3. Prospective appliquée à Couzon-au-Mont-d’Or

En avril 2014 a eu lieu l’élection de la présidence du Grand Lyon.  Durant la campagne, les 3 têtes de listes annonçaient que Couzon au mont d’or resterait dans le groupe SYNERGIE. Patrick VERON a tenu cet engagement et, comme les membres du groupe SYNERGIE, a participé au maintien d’un exécutif à dominante socialiste à la tête du Grand Lyon.

En septembre 2014 se sont déroulées des élections éminemment politiques : celles de nos sénateurs.

Notre Maire annonçait par mail, un mois avant, qu’il participerait à la liste de Michel MERCIER, président du Conseil général du Rhône pendant près de 30 ans, sénateur, ténor centriste, ministre de Nicolas SARKOZY. Il avait prêté son nom au comité de soutien de notre député UMP Philippe COCHET en 2012.

L’UDI a perdu un de ses 2 sièges au profit de l’UMP qui a largement progressé (4 sièges sur 7 contre 2 auparavant).

Doit-on considérer que nous avons désormais un Maire UDI ? Ou a minima, clairement centriste, ce qui est tout à fait respectable bien entendu. Dans ce cas, tout le conseil municipal ou sa majorité est-elle de centre droit ? La liste Trajectoire, tout comme celle présentée par Michel SANGALLI, avaient déjà fait le choix d’afficher une orientation politique « divers droite » quand celle de J’aime Couzon n’en avait pas déclaré auprès de la Préfecture, jugeant que l’engagement politique à Gauche de sa tête de liste ne devait pas jouer sur notre commune. Du reste, de nombreux colistiers ne partageaient pas ces idées politiques.

En 2015, y aura t-il un positionnement de notre maire pour les régionales ? Est-ce le début d’une carrière politique ? Et si l’UDI fait liste commune avec l’UMP comme souvent, cela marquera t-il à nouveau et plus clairement le positionnement politique des élus locaux qui participeraient à cette aventure ?

Nous le saurons certainement car 2020 se préparera dès après les présidentielles de 2017 et les maires qui souhaitent siéger à la Métropole devront se positionner dans un Parti. J’en fais le pari !

Et la démocratie dans tout ça ?

Ces éléments nous amènent encore à d’autres interrogations :

–      lorsqu’un conseil et son maire sont élus sur une ligne « apolitique », fut-elle « apolitique de droite » comme un ami aime à la qualifier s’agissant des édiles du secteur, un engagement partisan ne devrait-il pas faire l’objet d’une discussion au sein du conseil municipal ? Peut être que l’échange a eu lieu entre notre maire Patrick VERON et ses adjoints ou conseillers élus sur la liste Trajectoire.

–      Dans notre commune comme chez nos voisins du Val de Saône et Mont d’Or, les élus et les habitants sont nombreux à partager l’idée qu’il y aurait deux politiques : l’une, locale, de proximité, des petites communes avec leurs petits moyens,  petits élus aux petites indemnités… et le reste : les grandes villes, le département, la région, les députés, sénateurs, dont le mode de scrutin oblige à se présenter sous la bannière politique d’une écurie politique pour qui veut être élu. Une politique « politicienne » affiliée aux Partis et démocratie locale déconnectée de ces contingences.

Une telle représentation des choses permet de cultiver le mythe de l’élu de proximité serviable et au-dessus des compromis tout en surfant sur la croyance que la politique liée aux Partis est le fruit d’arrangements occultes, de démagogies idéologiques, bref, de toutes les formes de corruption.

Entretenir ce fantasme, ce clivage que la pratique fait mentir, puisque la position des maires      SYNERGIE est très politique, est un message contradictoire de plus dans la vie politique,             qui brouille les pistes (et non l’écoute) pour les Français et alimente certainement leur défiance, leur dégoût, leur indignation avec les conséquences dangereuses pour notre démocratie que l’on connait : l’abstention ou le vote extrême.

Pour ma part, je maintiens que la transparence et la constance des opinions politiques de qui veut être le premier magistrat d’une commune, quelle que soit sa taille, est indispensable.

C’est un gage plus solide pour les administrés, quand bien même ils ne partageraient pas les mêmes opinions, que de porter le discours hypocrite selon lequel il n’y aurait pas de politique dans les petites communes, alors que les faits démontrent l’inverse.

* Circonscription 2020 : 13 conseillers pour 25 communes :

Albigny-sur-Saône, Cailloux-sur-Fontaines, Champagne-au-Mont-d’Or, Collonges-au-Mont-d’Or, Couzon-au-Mont-d’Or, Curis-au-Mont-d’Or, Dardilly, Ecully, Fleurieu-sur-Saône, Fontaines-Saint-Martin, Fontaines-sur-Saône, Genay, Limonest, Lissieu, Montanay, Neuville-sur-Saône, Poleymieux-au-Mont-d’Or, Quincieux, Rochetaillée-sur-Saône, Saint-Cyr-au-Mont-d’Or, Saint-Didier-au-Mont-d’Or, Saint-Germain-au-Mont-d’Or, Saint-Romain-au-Mont-d’Or, Sathonay-Village, La Tour-de-Salvagny

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A propos de l'auteur de cet article

Benjamin Durand
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Benjamin est l'un des membres fondateurs de l'association Vivre Couzon. Il est en outre élu du conseil municipal de Couzon, issu de la liste J'Aime Couzon.

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