Restaurant scolaire : à qui la faute ?

Restaurant scolaire 2

Deux dossiers brûlants encombrent le bureau de nos élus pendant cette période estivale : Les rythmes scolaireset les malfaçons constatées lors de la construction du restaurant scolaire. Celles-ci ont d’ailleurs occasionné l’arrêt des travaux pour une durée indéterminée.

Jusqu’à 75% du bâtiment à détruire

Au moment de la parution de cet article, la mairie estime qu’il sera nécessaire de détruire 50 à 75% du bâtiment déjà sorti de terre. Elle estime un coût supplémentaire de 150 000€. Rappelons que le budget initial de cette construction avoisinait les 570 000€ HT (P.V. du conseil municipal du 25 février).

À qui la faute ?

Après ces constatations, il faut bien se poser la question : à qui la faute ? Une suite d’erreurs a bien du être commises pour en arriver là ?

Résumons la situation.

Le maître d’ouvrage (Mairie de Couzon) a demandé au Grand Lyon d’assurer la maîtrise d’ouvrage déléguée. Celui s’est entouré de « sachants » que sont l’architecte, un BET structure, un bureau de contrôle assisté en plus d’un coordinateur de sécurité.qui visent, à des degrés divers, la réalisation de l’ouvrage. Le maître d’ouvrage principal n’est pas réputé compétent sur le sujet. Il peut très bien être totalement absent du processus mais en général, il délègue une personne qui au minimum fait appel à son sens de l’observation ou à ses compétences personnelles.

Restaurant Scolaire 1

Nous avons fait le tour des acteurs de ce psychodrame municipal. Maintenant les responsabilités ?

En premier, bien sûr, l’entreprise de maçonnerie qui a triché sur la mise en oeuvre de ce qui lui a été prescrit.
Ensuite le cabinet d’architecte qui a assuré le suivi du chantier. D’après nos sources, l’architecte aurait, à plusieurs reprises, averti les maîtres d’ouvrage des déficiences du maçon.

On est surpris, vu l’énormité des malfaçons, que le chantier n’ait été stoppé qu’en février alors que des entreprises de second œuvre étaient déjà intervenues. Avant d’en arriver là, le maître d’ouvrage pouvait demander aux « sachants » si le résultat du gros œuvre était normal.

Malfaçons constatées en décembre

Dans le procès-verbal du conseil municipal du 10 décembre 2013, Jean-François Tanguy, chargé du suivi technique du chantier, avertissait les élus des malfaçons constatées : joints de dilatation, enrobage d’acier sur la façade.

Toujours lors de même conseil, le même Jean-François Tanguy restait serein sur la qualité de l’ouvrage qui sera livré in fine. On sait ce qu’il en advint : l’année scolaire se termine, et le chantier est au point mort.

Restaurant scolaire 3

D’autres problèmes sont constatés, comme cette gaine d’extraction qui sort au milieu d’une pièce.

On ne peut pas occulter la responsabilité des maîtres d’ouvrage que sont l’ancienne municipalité et le Grand Lyon sur ce dossier. Lors de la campagne municipale, les anciens élus se sont assez félicités de leur action municipale et de leurs acquis pour qu’ils acceptent aujourd’hui leurs responsabilités partagées avec l’ancien maire.

Qui va payer ?

Nous n’avons pas, comme bizarrement certains réseaux sociaux, le rapport d’expertise. Vivre Couzon veut appuyer ses articles sur du concret. Nous vous ferons donc part du résultat de cette expertise dès qu’il sera disponible.

Comme nous vous le disions en préambule, cette démolition est probablement une suite d’erreurs et de laxisme au niveau de tous les échelons décisionnaires. Ces erreurs amènent, malheureusement, à une facture et un retard qui va pénaliser les Couzonnais.

Et maintenant qui va payer ? Comme dans tous bons feuilletons, je vous dirais : la suite au prochain épisode !

Dans les 10 jours qui viennent, nous essaierons de vous dire qui va payer et surtout nous envisagerons le calendrier et les problèmes engendrées par cette démolition.

A très bientôt sur Vivre Couzon.

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A propos de l'auteur de cet article

est l'auteur de 66 articles sur VivreCouzon.org

Michel, bien connu à Couzon, est membre fondateur de l'association Vivre Couzon dont il est également membre du conseil d'administration. Il est en outre l'un des piliers du comité de rédaction de VivreCouzon.org.