Sathonay-Trévoux, sur la mauvaise voie

La Tram-Train entre Sathonay et Trévoux semble bel et bien sur une voie de garage. On ne parle plus que de BHNS, Bus à Haut Niveau de Service.

Le viaduc de Rochetaillée

L’idée originale portée par le CTVS (Collectif des Transports en Val de Saône) depuis 1991 est simple : remettre en service la ligne ferroviaire entre la Gare de Trévoux et celle de Sathonay. Ceci aurait permis de les relier en 20 mn, les voyageurs pouvant ensuite soit prendre le TER en direction de la Par Dieu, soit les lignes TCL.

S’il s’agit bien de réutiliser la voie historique de la « Galoche », il est, ou plutôt il était, question d’adapter le transport au XXIe siècle en s’inspirant de la ligne de tram-train qui circule dans l’ouest lyonnais.

Désengorger la rive droite de la Saône

Recréer cette desserte présente de nombreux avantages que l’on peut aisément imaginer, notamment lorsque l’on veut rejoindre la rive gauche du Rhône et au-delà.

Un autre intérêt tout aussi évident serait de désengorger les gares SNCF de la rive droite de la Saône dont les parkings, autant que les voies, sont aujourd’hui saturés de Quincieux à Collonges.

Enfin, on imagine volontiers l’impact favorable qu’aurait cette ligne sur le plan environnemental en diminuant notablement les flux automobiles.

Des élus couzonnais en pointe

Manifestation devant l’Hotel de Région en décembre 2014

C’est pour ces raisons que nous avons vu, en 2014 et 2015, des élus couzonnais monter au créneau pour soutenir le projet.

Ainsi en décembre 2014, on a pu voir Liliane Besson et Jan-François Tanguy participer à une manifestation du CTVS. Par la suite le conseil municipal de Couzon a voté une motion de soutien au projet. Enfin notre maire, Patrick Veron s’est personnellement engagé à travers plusieurs courriers et démarches au Grand Lyon et au SYTRAL.

Un pas en avant, deux pas en arrière

Tram-train de l’Ouest lyonnais

Fin 2014, on a vu le projet avancer réellement. Les études ont été inscrites au contrat de plan Etat-Région, le conseil régional et son exécutif se sont engagés. Même le Grand Lyon envisageait de participer au financement.

Nous avons bien entendu ici ou là certains élus proclamer qu’il s’agissait « d’un serpent de mer que l’on sort avant les élections », que c’est « un hochet que l’on agite devant les électeurs » et j’en passe.

Depuis cette période de timide euphorie, les élections régionales sont passées. La nouvelle majorité régionale a clairement décidé que les projets liés à la qualité de vie étaient chers et non prioritaires. Aucune polémique là, c’est un fait que l’on peut mesurer en étudiant les délibérations prises.

Du coup, tous ceux qui soutenaient le projet du bout des lèvres se trouvent aujourd’hui dans une situation plus confortable, prêts qu’ils sont a enterrer un projet qui leur serait certes utile à la population, mais qui leur casse les pieds depuis 25 ans.

En septembre dernier, lors d’une réunion publique à Couzon, Michel le Faou, vice-président du Grand Lyon, a qualifié ce projet de « chimère » en présence de Patrick Veron, pourtant défenseur du projet.

Un serpent de mer, un hochet, une chimère, nous ont-ils dit !

Il faut bien proposer une alternative !

On ne peut pas enterrer un projet qui a mobilisé une partie de la population du Val de Saône et des élus sans proposer une alternative.

Alors aujourd’hui on propose un BHNS.

Un Bus à Haut Niveau de Service.

Vous savez ce que c’est ?

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A propos de l'auteur de cet article

Pierre Deleuze
est l'auteur de 72 articles sur VivreCouzon.org

Pierre est l'un des membres fondateurs de l'association Vivre Couzon dont il est membre du conseil d'administration. Il fait en outre partie du comité de rédaction de VivreCouzon.org.