Un 11 Novembre ordinaire

Pour tous ceux qui diraient comme Brassens «la musique qui marche au pas, cela ne m’intéresse pas», et ils sont nombreux, Vivre Couzon va vous faire revivre ce 11 novembre 2014, cérémonie ordinaire du centenaire du début de celle qu’on allait appeler la Grande Guerre.

10h. Départ de la Salle des Fêtes du défilé emmené par une fanfare aux tenues un peu disparates. Suivent les porte-drapeaux. Cette année, petite innovation avec le drapeau de la mairie porté par un élu. Encadrant les porte-drapeaux des anciens combattants, deux jeunes recrues des sapeurs-pompiers couzonnais défilent fièrement derrière la musique. Une soixantaine de personnes suivent, élus en tête, bientôt rejoints par une vingtaine d’autres à l’entrée du cimetière.

Discours Véron - Photo Yann CORIC

A partir de là, tout devient immuable. Les élus se rangent sur le côté du monument, la fanfare dans l’allée, les pompiers en face de la stèle et le public tout autour. Une vingtaine d’enfants sont présents.

Ouvrez le ban. Le maire et le président des anciens combattants posent la gerbe, le maire lit le discours souvent insipide du ministre des Anciens combattants, puis c’est le président des anciens combattants qui lit celle de l’UMAC. Cette année, celle-ci fut lue en alternance avec des enfants de Couzon. Appel aux morts, puis minute de silence, un petit coup de Marseillaise.

Fermez le ban. Et on reprend le chemin inverse pour finir avec un vin d’honneur servi par la municipalité.

Même si cette cérémonie peut paraître désuète, elle a au moins l’avantage, pendant ce court instant, de se rappeler que des millions de pauvres gars sont tombés au nom d’une guerre imbécile aussi bien pour les raisons que dans la manière. Les bidasses qu’on a arraché à leurs famille, croyaient qu’elle serait courte. On sait ce qu’il en advint.

On a commencé avec des paroles de Brassens, terminons avec lui et une de ses plus célèbres chansons :
C’était l’oncle Martin, c’était l’oncle Gaston
L’un aimait les Tommies, l’autre aimait les Teutons
Chacun, pour ses amis, tous les deux ils sont morts
Moi qui n’aimais personne, Eh bien je vis encore.

Cliquez ici pour avoir le texte intégral de cette chanson.

* Merci à Yann Coric pour le prêt des photos.

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A propos de l'auteur de cet article

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Michel, bien connu à Couzon, est membre fondateur de l'association Vivre Couzon dont il est également membre du conseil d'administration. Il est en outre l'un des piliers du comité de rédaction de VivreCouzon.org.