Le Club des 5, c'est ainsi que se sont baptisés les 5 élus au conseil municipal de Couzon issus de la liste "J'aime Couzon".

Alors l'expression reste.

Et, comme ils ne bénéficient pas d'un espace d'expression sur les supports municipaux, nous leur laissons leur juste place ici, sur VivreCouzon.org.

Cet article ainsi que tous ceux de cette rubrique sont donc la tribune libre mise à disposition des élus du "Club des 5" par Vivre Couzon.


Un bilan : des paroles, peu d’actes et de l’amertume.


Un bilan : des paroles, peu d’actes et de l’amertume.

Comme nous vous l’avions promis, 6 mois après les élections municipales, et dans un souci permanent de transparence, il nous paraissait évident de vous faire part de notre premier bilan d’élus issus de la liste « J’aime Couzon ».

Une manière aussi de répondre plus précisément aux nombreuses personnes qui, nous croisant dans la rue ou lors d’une manifestation, nous demandent « Alors, comment ça se passe ? ».

Ce billet est donc l’occasion, de répondre à cette question et de vous informer sur les dossiers que nous suivons et notre ressenti de nouvel élu, après 6 mois d’exercice.

Au lendemain de cette élection de mars 2014, dans un climat très tendu, nous avions décidé tous les cinq, d’entrer au conseil municipal avec une volonté de collaborer activement avec l’équipe majoritaire mais aussi de défendre nos différences de vues lorsque cela serait nécessaire. En bref, nous ne voulions pas être des opposants systématiques et bornés mais des élus responsables et fidèles à leurs engagements de campagne. Lors de son intronisation, le discours du nouveau maire, empreint de solennité, faisait entendre une volonté d’apaisement et un engagement à traiter les 23 élus (majoritaires ou minoritaires) sur un pied d’égalité.

La vérité de la situation était tout autre. Dans les faits, une grande méfiance s’était installé entre les 2 groupes. Des cicatrices personnelles parfois, d’autres plus idéologiques, faisaient qu’il fallait donner du temps aux choses sans provoquer au forceps cette entente cordiale qui n’était que de façade.

Cette situation n’empêchait pas de travailler ensemble, d’échanger sur les sujets brûlants ou ceux plus prospectifs. Alors, nous l’avons fait. Chacun de nous cinq, dans nos commissions respectives, avons affiché une volonté positive de collaboration selon notre temps disponible, nos compétences et nos idées bien entendues.

 Aujourd’hui, 6 mois plus tard, notre constat est empreint d’amertume.

Nous avons le sentiment d’avoir œuvré du mieux que nous pouvions, et pourtant, nous nous sommes heurtés à une réalité à laquelle nous ne voulions croire : tous les élus ne bénéficient pas du même niveau d’information, ni du même degré de reconnaissance. C’est un fait et nous le regrettons.

Pas question pour nous d’évoquer la longue litanie des manquements aux règles de l’égalité de traitement, des petites frustrations mesquines et des secrets réservés à une caste auto-désignée. Cette culture du secret, héritée du mandat précédent dont sont issus le maire et la quasi-totalité des adjoints de cette mandature, continue de faire son œuvre.

Une réunion a eu lieu au début du mois de septembre entre les 5 élus de « J’aime Couzon » et le maire et ses adjoints. Chacun a pu exposer ses griefs. Mais très vite, nous avons entendu qu’il ne nous était fait nulle confiance. Ils nous fut reproché en fait de divulguer des informations municipales notamment via le site « Vivre Couzon ». Et bien figurez-vous que nous en sommes très fiers, que notre rôle est de tenir informée la population des dossiers en cours, et que nous n’avons dérogé à aucun devoir de réserve. C’est notre droit d’élu, et c’est l’engagement que nous avons pris auprès des 47,26 % de couzonnais qui ont voté pour la liste « J’aime Couzon ».

Aujourd’hui, et c’est nouveau, il y a une opposition à Couzon au sein du conseil municipal. C’est très sain pour notre démocratie mais cela a encore un peu de mal à entrer dans les mœurs de certains qui avaient pris l’habitude des décisions « entre-nous » puisqu’ils étaient seuls.

Les choses changent et les élus majoritaires (tout comme nous, élus minoritaires) en faisons l’apprentissage chaque jour. Mais chaque jour, dans les faits, ils nous est rappelé que nous ne sommes QUE des élus d’opposition.  Que nous n’avons accès qu’à l’information que l’on daigne nous donner, que nous ne sommes associés qu’à certains dossiers, que nous ne sommes conviés qu’aux réunions obligatoires, mais que les décisions sont prises dans d’autres réunions, plus restreintes.

Alors que faire ?

Car nous ne sommes qu’à 6 mois d’un mandat qui compte 6 années. Nous ne sommes pas résignés, nous sommes déçus, même un peu amers. Par contre, notre envie de travailler pour Couzon est intacte. Elle est même renforcée par l’envie de se battre contre cette idée prégnante que les Couzonnais doivent être, comme dans une entreprise, considérés comme des clients.

Mais plus question pour nous de nous épuiser dans des discussions dont les décisions sont prises ailleurs et par d’autres. Plus question de nous taire sur ces différences de traitement puisque même à l’intérieur de notre groupe de 5, certains bénéficient de meilleurs égards.

 

Nous nous engageons donc à être encore plus actifs en séance publique du conseil municipal, à nous opposer à toute décision dont nous n’aurons pas eu une information complète en temps et en heure.

Nous nous engageons aussi à nous emparer de dossiers importants avec ou sans l’accord de l’équipe majoritaire :

  • Nouveau restaurant scolaire dont les travaux sont arrêtés depuis 9 mois et pour lequel seule « Vivre Couzon » vous a donné des informations claires et précises.
  • Baisse de l’engagement municipal auprès de nos associations, pourtant forces vives de notre commune.
  • Œuvrer à la municipalisation de certains services liés à l’enfance (périscolaire, centre de loisirs du mercredi après-midi).
  • Devenir force de proposition dans le projet promis de rénovation de la SAR et de la salle des fêtes.
  • Vigilance sur la communication externe de la mairie (dont nous sommes exclus). Elle est pourtant l’image de celle-ci auprès des habitants et aussi des communes voisines.
  • Proposer des solutions à la circulation devenue calamiteuse en centre-village suite aux réaménagements coûteux et parfois mal pensés.

Tous ces points seront développés en profondeur dans nos prochains billets.

Nous continuerons ainsi à vous tenir au courant mensuellement de la vie municipale par le biais de ce billet, en allant même chercher à la source l’information que la majorité omettra de nous donner.

Nous sommes d’ailleurs volontiers en attente de vos remarques, informations et commentaires sur ces sujets (et aussi d’autres de votre choix bien entendu)

 

Nous,

Christiane, Véronique, Benjamin, Philippe et Yann,

Continuons à faire vivre l’aventure « J’aime Couzon » et à porter son programme ambitieux, solidaire et responsable au sein du conseil municipal de Couzon-au-Mont-d’Or.

A propos de l'auteur de cet article

Benjamin Durand

Benjamin est l'un des membres fondateurs de l'association Vivre Couzon. Il est en outre élu du conseil municipal de Couzon, issu de la liste J'Aime Couzon.

Un bilan : des paroles, peu d’actes et de l’amertume.

Un bilan : des paroles, peu d’actes et de l’amertume.

Comme nous vous l’avions promis, 6 mois après les élections municipales, et dans un souci permanent de transparence, il nous paraissait évident de vous faire part de notre premier bilan d’élus issus de la liste « J’aime Couzon ».

Une manière aussi de répondre plus précisément aux nombreuses personnes qui, nous croisant dans la rue ou lors d’une manifestation, nous demandent « Alors, comment ça se passe ? ».

Ce billet est donc l’occasion, de répondre à cette question et de vous informer sur les dossiers que nous suivons et notre ressenti de nouvel élu, après 6 mois d’exercice.

Au lendemain de cette élection de mars 2014, dans un climat très tendu, nous avions décidé tous les cinq, d’entrer au conseil municipal avec une volonté de collaborer activement avec l’équipe majoritaire mais aussi de défendre nos différences de vues lorsque cela serait nécessaire. En bref, nous ne voulions pas être des opposants systématiques et bornés mais des élus responsables et fidèles à leurs engagements de campagne. Lors de son intronisation, le discours du nouveau maire, empreint de solennité, faisait entendre une volonté d’apaisement et un engagement à traiter les 23 élus (majoritaires ou minoritaires) sur un pied d’égalité.

La vérité de la situation était tout autre. Dans les faits, une grande méfiance s’était installé entre les 2 groupes. Des cicatrices personnelles parfois, d’autres plus idéologiques, faisaient qu’il fallait donner du temps aux choses sans provoquer au forceps cette entente cordiale qui n’était que de façade.

Cette situation n’empêchait pas de travailler ensemble, d’échanger sur les sujets brûlants ou ceux plus prospectifs. Alors, nous l’avons fait. Chacun de nous cinq, dans nos commissions respectives, avons affiché une volonté positive de collaboration selon notre temps disponible, nos compétences et nos idées bien entendues.

 Aujourd’hui, 6 mois plus tard, notre constat est empreint d’amertume.

Nous avons le sentiment d’avoir œuvré du mieux que nous pouvions, et pourtant, nous nous sommes heurtés à une réalité à laquelle nous ne voulions croire : tous les élus ne bénéficient pas du même niveau d’information, ni du même degré de reconnaissance. C’est un fait et nous le regrettons.

Pas question pour nous d’évoquer la longue litanie des manquements aux règles de l’égalité de traitement, des petites frustrations mesquines et des secrets réservés à une caste auto-désignée. Cette culture du secret, héritée du mandat précédent dont sont issus le maire et la quasi-totalité des adjoints de cette mandature, continue de faire son œuvre.

Une réunion a eu lieu au début du mois de septembre entre les 5 élus de « J’aime Couzon » et le maire et ses adjoints. Chacun a pu exposer ses griefs. Mais très vite, nous avons entendu qu’il ne nous était fait nulle confiance. Ils nous fut reproché en fait de divulguer des informations municipales notamment via le site « Vivre Couzon ». Et bien figurez-vous que nous en sommes très fiers, que notre rôle est de tenir informée la population des dossiers en cours, et que nous n’avons dérogé à aucun devoir de réserve. C’est notre droit d’élu, et c’est l’engagement que nous avons pris auprès des 47,26 % de couzonnais qui ont voté pour la liste « J’aime Couzon ».

Aujourd’hui, et c’est nouveau, il y a une opposition à Couzon au sein du conseil municipal. C’est très sain pour notre démocratie mais cela a encore un peu de mal à entrer dans les mœurs de certains qui avaient pris l’habitude des décisions « entre-nous » puisqu’ils étaient seuls.

Les choses changent et les élus majoritaires (tout comme nous, élus minoritaires) en faisons l’apprentissage chaque jour. Mais chaque jour, dans les faits, ils nous est rappelé que nous ne sommes QUE des élus d’opposition.  Que nous n’avons accès qu’à l’information que l’on daigne nous donner, que nous ne sommes associés qu’à certains dossiers, que nous ne sommes conviés qu’aux réunions obligatoires, mais que les décisions sont prises dans d’autres réunions, plus restreintes.

Alors que faire ?

Car nous ne sommes qu’à 6 mois d’un mandat qui compte 6 années. Nous ne sommes pas résignés, nous sommes déçus, même un peu amers. Par contre, notre envie de travailler pour Couzon est intacte. Elle est même renforcée par l’envie de se battre contre cette idée prégnante que les Couzonnais doivent être, comme dans une entreprise, considérés comme des clients.

Mais plus question pour nous de nous épuiser dans des discussions dont les décisions sont prises ailleurs et par d’autres. Plus question de nous taire sur ces différences de traitement puisque même à l’intérieur de notre groupe de 5, certains bénéficient de meilleurs égards.

 

Nous nous engageons donc à être encore plus actifs en séance publique du conseil municipal, à nous opposer à toute décision dont nous n’aurons pas eu une information complète en temps et en heure.

Nous nous engageons aussi à nous emparer de dossiers importants avec ou sans l’accord de l’équipe majoritaire :

  • Nouveau restaurant scolaire dont les travaux sont arrêtés depuis 9 mois et pour lequel seule « Vivre Couzon » vous a donné des informations claires et précises.
  • Baisse de l’engagement municipal auprès de nos associations, pourtant forces vives de notre commune.
  • Œuvrer à la municipalisation de certains services liés à l’enfance (périscolaire, centre de loisirs du mercredi après-midi).
  • Devenir force de proposition dans le projet promis de rénovation de la SAR et de la salle des fêtes.
  • Vigilance sur la communication externe de la mairie (dont nous sommes exclus). Elle est pourtant l’image de celle-ci auprès des habitants et aussi des communes voisines.
  • Proposer des solutions à la circulation devenue calamiteuse en centre-village suite aux réaménagements coûteux et parfois mal pensés.

Tous ces points seront développés en profondeur dans nos prochains billets.

Nous continuerons ainsi à vous tenir au courant mensuellement de la vie municipale par le biais de ce billet, en allant même chercher à la source l’information que la majorité omettra de nous donner.

Nous sommes d’ailleurs volontiers en attente de vos remarques, informations et commentaires sur ces sujets (et aussi d’autres de votre choix bien entendu)

 

Nous,

Christiane, Véronique, Benjamin, Philippe et Yann,

Continuons à faire vivre l’aventure « J’aime Couzon » et à porter son programme ambitieux, solidaire et responsable au sein du conseil municipal de Couzon-au-Mont-d’Or.

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A propos de l'auteur de cet article

Benjamin Durand
est l'auteur de 17 articles sur VivreCouzon.org

Benjamin est l'un des membres fondateurs de l'association Vivre Couzon. Il est en outre élu du conseil municipal de Couzon, issu de la liste J'Aime Couzon.