Une antenne-relais sur le toit d’Alliade Habitat

Au début de ce mois de décembre, les locataires de la résidence Alliade Habitat située à l’angle de la rue Aristide-Briand et de la rue Jean-Baptiste-Anjolvy, ont appris par une lettre de la part de leur bailleur qu’une antenne relais sera posée sur le toit de leurs appartements.
En leur précisant que l’entreprise Bouygues Telecom a reçu la validation administrative nécessaire pour la pose de cette antenne de téléphonie mobile.
Pour justifier de leur autorisation à héberger sur ce toit cette antenne, ce bailleur indique à ses locataires que les opérateurs privés ont obligation de par la loi, et dans le respect des normes nationales et européennes, de couvrir le territoire par l’installation d’antenne de téléphonie mobile.
Elle ajoute aussi dans celle-ci que les antennes-relais sont nécessaires à la bonne marche de nos communications mobiles, leur installation étant le résultat d’une réflexion conjointe entre les opérateurs et la ville.
Terminant cette lettre en voulant rassurer ses locataires que toutes les dispositions ont été prises afin de continuer à garantir les intérêts et soucieux de leur satisfaction…

   Une pétition contre l’installation de cette antenne-relais

Suite à la réception de cette lettre, des locataires de cette résidence se sont réunis en collectif pour envoyer à leur bailleur une pétition qu’ils sont en train de réaliser auprès des locataires et des riverains.
Ils s’étonnent notamment dans celle-ci qu’aucune concertation n’a été effectuée auprès des résidents et des riverains concernés.
Comme Alliade Habitat se dit soucieux des intérêts et de la satisfaction de ses locataires, les résidents tiennent donc à leur informer aussi dans cette pétition que :
Les ondes de ces antennes ont pourtant un impact certain sur le vivant.
De nombreuses études démontrent en effet leur nocivité sur nos organismes :
1. perturbations du sommeil,
2. altération des capacités cognitives,
3. augmentation de la pression artérielle,
4. perturbation des systèmes immunitaires et endocrinien,
5. rupture des brins d’ADN,
6. augmentation des risques de tumeurs et des cancers (L’OMS a classé récemment les ondes de téléphonie mobile comme potentiellement cancérigènes).

Face à ces risques, chacun s’accorde  à reconnaître la vulnérabilité toute particulière des enfants et des seniors.
Le principe de précaution, désormais inscrit dans la constitution et la jurisprudence, nous impose de refuser l’installation de cette antenne afin de ne pas mettre en danger notre santé.
C’est pourquoi nous demandons expressément le déplacement de ce projet d’antenne-relais dans un endroit plus approprié.
Il y a donc urgence à agir car les travaux d’installation pourraient bientôt commencer…

 

Ce collectif indique aussi qu’il fera parvenir cette pétition auprès de Monsieur le maire et aux élus de la municipalité de Couzon-Au-Mont-d’Or. Il est également possible de signer cette pétition en ligne.

Une antenne-relais déjà présente à 200 m de ces logements

Pour rappel, iI y a déjà une antenne implantée depuis novembre 2016 sur le pylône électrique RTE qui culmine à  environ 40 m situé aux bords de Saône près du stade municipal, rue Gabriel-Péri, qui a été réalisé par Orange.
Avec l’implantation de cette future antenne-relais sur leur toit, c’est comme une sorte de double peine et certains y verront même une épée de Damoclès…

Une association de riverains soutient le collectif

L’association des riverains Entre Carrière et Saône réunit les habitants de 4 rues : Jean-Chossegros, Victor-Basch, Aristide-Briand (depuis la SAR), chemin Saint-Léonard et les bords de Saône (depuis le stade).
Suite à différentes rencontres cette association et le collectif des locataires proposent dans un esprit constructif d’envisager d’autres solutions, notamment de réaliser ce projet de Bouygues Telecom en mutualisant le pylône RTE de 40 mètres de haut sur lequel se trouve déjà l’opérateur Orange. L’avantage de cette implantation est qu’il se situe sur un terrain communal, donc plus facilement contrôlable.

Histoire de l’antenne-relais du stade

Cette implantation sur le stade de Couzon a été réalisée en concertation avec la mairie pour répondre à la suppression de l’antenne relais du chemin Saint-Léonard posée en juin 2011 sur un terrain privé de l’entreprise Chêne. Cette antenne-relais avait été démontée au début de cette année 2018.
Mais l’histoire de cette implantation est une longue histoire que nous allons tenter de vous résumer.
Tout a commencé en 2008. À l’époque, Orange demande à l’ancienne municipalité l’autorisation d’implanter une antenne-relais près du stade de Couzon. La mairie leur a répondu par une fin de non-recevoir en arguant que d’autres sites seraient plus appropriés.
Dont acte pour Orange.
L’opérateur décide donc d’implanter au bord du chemin Saint-Léonard, dans l’enceinte de l’établissement Chêne, une antenne-relais de 11 mètres non assujettie à une autorisation de travaux auprès de la mairie, car le pylône est inférieur à 12 mètres.
La municipalité de l’époque, par ce passage en force de cet opérateur s’était même battue pour empêcher l’installation de cette antenne. Orange a même assigné la commune devant le tribunal administratif.
Durant cette période, une réunion publique avait été organisée, réunissant une centaine de personnes ou Jean Rinaldi, président de l’association Ccarra (Coordination citoyenne antennes-Relais Rhône-Alpes) et membre des « Robins des Toits ». Présentant comme des trophées, au cours de son intervention, toutes les antennes-relais que cette association avait réussi à faire démonter.
L’histoire s’était terminée par un accord de déplacer cette antenne sur le pylône électrique de RTE implanté près du stade municipal.
Un nouveau chapitre s’ouvre donc dans ce dossier des antennes-relais dans notre commune.
À suivre…

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